Première femme ministre de l’Histoire. Première femme à gravir tous les échelons du corps  diplomatique pour finir ambassadrice. Née à Saint-Pétersbourg dans une famille aristocratique en 1872,  Alexandra manifesta un goût prononcé pour les études, les langues étrangères et les idées nouvelles,  notamment socialistes. Mariée à 16 ans à son cousin, le colonel Kollontaï, elle ne s’épanouit pas dans le  mariage et décide de mener une vie libre, se lie au cours de ses voyages avec Lénine, Rosa Luxemburg  ou Paul Lafargue. Elle participe à la révolution de 1905, puis rejoint les rangs des bolcheviks et fait partie  du premier gouvernement de Lénine comme commissaire du peuple à l’assistance publique du  gouvernement des Soviets. Cette pionnière, revendiquant de mener sa vie, notamment amoureuse,  comme elle l’entend, défend le droit de vote des femmes, le droit au divorce, le salaire égale entre  hommes et femmes, etc. En 1920, elle réclame davantage de démocratie au sein du gouvernement des  Soviets, puis va mener une carrière de diplomate, elle qui parle huit langues et a déjà beaucoup voyagé.  Elle sera en poste au Mexique et en Norvège puis en Suède, où ses talents éclatent pendant la Seconde  Guerre mondiale. En 1945, sa carrière s’achève et elle s’éteint en 1952 à Moscou après avoir publié ses  Mémoires. 

En retrouvant des archives inédites, Hélène Carrère d’Encausse retrace le parcours inouï de cette femme  de caractère, brillante politicienne qui fut la seule à traverser ainsi un demi-siècle d’histoire tumultueuse  de la Russie. 

Historienne de la Russie, Hélène Carrère d’Encausse est membre de l’Académie française depuis 1991,  où elle a été élue Secrétaire perpétuel en 1999. Hélène Carrère d’Encausse a reçu le prix Aujourd’hui  pour L’Empire éclaté (Flammarion) en 1978, le prix Louise-Weiss en 1987, et le prix Comenius en 1992  pour l’ensemble de son oeuvre. Sa biographie de Nicolas II (Fayard 1996) a obtenu le prix des  Ambassadeurs en 1997.

© Khanh-Renaud-

Présence

Dédicaces le dimanche de 14h à 19h

Alexandra Kollontaï, La Walkyrie de la Révolution, Hélène Carrère d’Encausse
Fayard