JANICOT Stéphanie

10 novembre 2021
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Un livre terriblement romanesque qui peut se concilier un vaste public, grâce à une intrigue extrêmement fine, ménageant ses effets, ses attentes, sa chute inattendue, sachant jouer merveilleusement avec son lecteur. Une réflexion très moderne sur la vieillesse dans un livre où se mêlent réalisme magique et fantastique. 

 
L’île du docteur Faust, roman

Tandis que la nuit tombe, neuf femmes attendent dans un petit port breton qu’un passeur vienne les chercher pour les conduire sur l’île de Tirnaban. Le vent monte, les vagues se fracassent contre la jetée. À peine le vieux rafiot est-il à quai qu’une des passagères, effrayée, quitte le navire. Quel étrange nautonier : transporte-t-il des corps ou des âmes ?

Chacune à son histoire, vient sur ce rocher, répertorié sur aucune carte, pour une raison particulière, cachée, exceptée peut-être la romancière, invitée sur l’île pour y effectuer un reportage. En effet, l’idée était tentante : l’île ne comporte qu’un bâtiment, la clinique du docteur Faust – une femme qui, contre une somme rondelette, assure à ces patientes une jeunesse éternelle…

Un texte en exergue, signé Jean Cocteau, dit tout de l’odyssée qui attend les imprudentes voyageuses : « Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

Après avoir été rédactrice en chef du magazine Muze, Stéphanie Janicot est aujourd’hui journaliste littéraire à La Croix et Notre temps. Elle est l’autrice d’une dizaine de romans chez Albin Michel dont Dans la tête de Shéhérazade, La mémoire du monde (Prix Renaudot poche) et plus récemment Le réveil des sorcières publié en 2020.

© Samuel Kirszenbaum

Présence

Dédicaces le samedi de 14h à 19h

L’île du docteur Faust, Stéphanie Janicot
Albin Michel, 2021