Avec ce roman, Olivier Rasimi nous fera aimer le roi de Lorraine, Mme du Châtelet, quelques automates, un crapaud et Piccolino, l’ami de Bébé. Quant à Joujou, autre nain invité à la cour et ennemi juré de Bébé, il est préférable de ne rien en dire… Le squelette de Nicolas Ferry est aujourd’hui au Musée de l’homme à Paris. Et son âme dans les pages de ce livre.

 
Bébé, Roman

À dix-sept ans, Bébé mesure tout juste soixante-dix centimètres et a conservé son apparence enfantine dont il possède l’esprit, l’inconstance, l’indolence, la bouffonnerie, guidé par une sorte de sixième sens qui lui fait considérer les choses sous un angle étrange, inapproprié, qu’il exprime alors d’une façon qu’on pourrait juger poétique si elle n’était involontaire. Nous devons l’origine du mot Bébé à un bien étrange personnage de la cour du roi Stanislas, roi de Pologne et de Lorraine. Sans doute est-il aussi à l’origine du jeu du Nain jaune. Au mois de
juin 1745, trois dames de la cour, en villégiature dans les Vosges par la route des Princes, découvrent dans une ferme un enfant, Nicolas Ferry, parfaitement proportionné, de la taille d’une poupée. Elles le ramènent à la cour, où il vivra vingt ans, célébré dans toute l’Europe.

Après des études de philosophie à la Sorbonne, Olivier Rasimi se tourne vers la musique et devient guitariste dans le groupe pop Jours Étranges qui signe chez Barclay. Puis Galeriste d’Art spécialisé dans le dessin ancien. Il a publié un premier roman Le Silence de la chair (2014, éditions Le Passage), puis Cocteau sur le rivage (2019, Arléa) et un livre d’art, La Vierge à l’Enfant (2020, Citadelles Mazenod).

© DR_Arléa

Présence

Dédicaces le samedi et le dimanche de 14h à 19h

Bébé, Olivier Rasimi
Arléa, 2021